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Détroit d'Ormuz: Téhéran salue la sagesse de Séoul de ne pas s’associer à la campagne militaire américaine

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des navires dans le détroit d'Ormuz, voie navigable stratégique située entre le golfe Persique et la mer d'Oman.

Dans un contexte de vives tensions régionales, un haut responsable parlementaire iranien a salué la position sage de la Corée du Sud de ne pas s’associer à la campagne militaire des États-Unis visant à rouvrir par la force militaire le détroit d’Ormuz.

Le président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Azizi, s’est entretenu au téléphone avec Kim Seok-ki, qui dirige la commission des affaires étrangères et de l'unification du Parlement sud-coréen.

Lors de cet échange, M. Azizi a souligné que le refus de Séoul de participer aux opérations militaires dans le détroit, en dépit des fortes pressions exercées sur le pays, constitue une décision judicieuse visant à maintenir la stabilité régionale.

L’abstention de Séoul lors des votes du Conseil de sécurité concernant le rétablissement des sanctions et la prolongation de la résolution 2231 en septembre dernier témoigne également de l’attachement du pays aux droits de l’homme et au multilatéralisme, a affirmé le responsable iranien.

L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz à ses ennemis et à leurs alliés après le lancement, le 28 février, de l'agression non provoquée américano-israélienne contre la République islamique d’Iran.

Le mois dernier, le président américain Donald Trump a annoncé un blocus illégal des navires et des ports iraniens en violation des termes d'un cessez-le-feu négocié par le Pakistan, entré en vigueur le 8 avril et prolongé unilatéralement par Washington.

Dans ce sillage, les États-Unis ont lancé, lundi 4 mai, le « Projet Liberté », une nouvelle aventure militaire interventionniste destinée à rouvrir par la force militaire le détroit d'Ormuz. Deux jours plus tard, le président américain Donald Trump en a annoncé la suspension en raison du contrôle strict exercé par l'Iran sur cette voie maritime et de la résistance inébranlable de la marine du Corps des gardiens de la Révolution (CGRI) contre la piraterie américaine.

Parallèlement à cette mesure, le président américain avait tenté d'impliquer Séoul dans sa campagne militaire, alléguant sans preuve que l'Iran avait « ouvert le feu » sur un navire sud-coréen.

Face à ces accusations, l'ambassade d'Iran à Séoul a formellement rejeté toute implication des forces iraniennes dans l'explosion ayant visé un cargo lié à la Corée du Sud.

« Après avoir essuyé une défaite humiliante lors de son opération militaire dans cette voie navigable cruciale, Donald Trump a désormais recours au mensonge et à la tromperie », a-t-il déclaré, tout en rappelant que Téhéran a toujours œuvré pour une navigation libre et sécurisée dans le détroit d'Ormuz.

Il a également précisé que la cause profonde de l'insécurité et de l'instabilité dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz réside dans la présence militaire américaine et les actes d'aventurisme du régime sioniste, et non dans les actions légitime de l'Iran.

Évoquant l'approfondissement des liens bilatéraux, il a affirmé que les relations entre l'Iran et la Corée du Sud demeurent fondées sur le respect mutuel. Il a d'ailleurs salué le rôle « sans précédent » que les parlementaires des deux pays ont joué, ces dernières années, pour approfondir et consolider des liens bilatéraux.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV